Une petite bombe artisanale présumée explose à l’hôpital de Hong Kong, aucun blessé


HONG KONG (Crumpe) – Une bombe artisanale présumée de petite taille a explosé lundi dans un hôpital général de Hong Kong, provoquant l’évacuation temporaire de certains patients mais aucune blessure, a annoncé la police.

L’incident est survenu après qu’un groupe de manifestants a incendié dimanche le hall d’un immeuble résidentiel nouvellement construit à Hong Kong que les autorités avaient prévu d’utiliser comme une installation de quarantaine, alors que les craintes grandissent à propos d’une épidémie de coronavirus en Chine continentale.

Hong Kong a été convulsée par des manifestations au cours des sept derniers mois, centrées sur ses relations avec la Chine continentale, la colère étant alimentée par ce que les manifestants considèrent comme une ingérence croissante de Pékin.

Le dispositif a explosé dans une cabine de toilettes du centre médical Caritas vers 2 h 30, heure locale, a indiqué la police dans un communiqué.

L’unité d’élimination des explosifs et munitions “a trouvé une bombe suspecte à l’intérieur des toilettes, de 15 centimètres de long et 10 centimètres de diamètre”, a indiqué la police.

“Ils ont emporté les morceaux de la bombe suspecte pour un examen plus approfondi et évacué une vingtaine de personnes vers un endroit sûr. Personne n’a été blessé.”

Le motif de l’explosion de l’hôpital n’était pas connu.

Ces derniers jours, des législateurs pro-démocratie, des militants et un syndicat du personnel médical ont appelé Hong Kong à fermer la frontière avec le continent pour empêcher la propagation du coronavirus.

Hong Kong a interdit dimanche aux résidents de la province chinoise du Hubei, le centre de l’épidémie de virus, d’entrer dans la ville. Le chef de la direction, Carrie Lam, la semaine dernière, a rejeté la fermeture d’une frontière comme inappropriée et peu pratique.

Hong Kong a jusqu’à présent confirmé huit cas de personnes infectées par le virus, qui ont tué 80 personnes en Chine continentale.

(Écrit par Marius Zaharia; édité par Richard Pullin)

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