LREM y croit, l’opposition raille son départ du gouvernement


La candidature d’Agnès Buzyn pour les municipales à Paris a aussitôt été saluée par LREM dimanche comme un «excellent choix» de «rassemblement». Mais ses rivaux parisiens, l’opposition et des professionnels de santé dénoncent «l’abandon» de son poste, en plein «coronavirus, crise hospitalière» et débat sur les retraites.

Stanislas Guerini, délégué général de La République en Marche, à l’AFP: «Sa candidature est à même de rebattre les cartes et est une candidature de rassemblement (…) Elle n’est pas dans les clivages, mais dans la construction, l’apaisement».

Gilles Le Gendre, le patron des députés marcheurs, sur Twitter: «Agnès Buzyn saura rassembler les Parisiens et construire avec eux un avenir de progrès pour la capitale».

Mounir Mahjoubi, député LREM et ex-candidat à Paris: «Agnès Buzyn a l’envie profonde de s’engager pour Paris. Elle nous en a convaincus. Au boulot pour construire ensemble la suite. Je suis heureux et je serai à ses côtés jusqu’à la victoire. Les Parisiennes et les Parisiens sont prêts pour l’alternance!».

Patrick Mignola, chef de file des députés MoDem, dans un communiqué: «Agnès Buzyn saura apporter un nouveau souffle à la capitale. C’est une femme de convictions, d’engagement, qui saura avec solidité et bienveillance incarner les valeurs d’humanisme».

L’entourage de l’ex-LREM Cédric Villani, candidat dissident à Paris: «L’appareil LREM finit par choisir une candidate qui n’aura que quatre semaines pour se plonger dans les dossiers parisiens. Ce choix fragilise l’exécutif en pleine crise sanitaire, au détriment d’un rassemblement et d’une victoire possibles derrière Cédric Villani. Cette décision est une nouvelle fois incompréhensible pour deux tiers des Parisiens qui espèrent l’alternance».

Emmanuel Grégoire, directeur de campagne de la maire sortante et candidate PS Anne Hidalgo, sur Twitter: «Il y a deux jours Agnès Buzyn expliquait qu’elle ne pouvait être candidate à Paris en raison des sujets majeurs dont elle s’occupe : corinavirus, crise hospitalière… Cet abandon de poste montre que l’intérêt de LREM prime sur l’intérêt national, c’est une grave faute politique».

Nelly Garnier, directrice de campagne de Rachida Dati (LR) à Paris: «Nous nous étonnons qu’une ministre engagée sur des dossiers majeurs comme la réforme des retraites, la crise de l’hôpital, le plan grand-âge et surtout la gestion de la pandémie mondiale du coronavirus, abandonne son poste du jour ou lendemain».

– Le chef de file de LFI Jean-Luc Mélenchon sur Twitter: «Le système de santé public a été mis en situation de thrombose par la gestion de Madame Buzyn. Nous en sommes à 11 mois de grève dans l’hôpital. La campagne de la République en Marche à Paris est terminée. Madame Buzyn représente la destruction de l’hôpital public. Notre candidate Danielle Simonnet a raison de dire que les Parisiens ne se laisseront pas abuser».

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, sur BFMTV: «Je sens un grand cafouillage», alors «qu’on a une réforme (des retraites) fondamentale qui arrive lundi dans l’hémicycle».

– L’eurodéputé RN Jordan Bardella, sur LCI: «Je trouve cette décision inquiétante, accablante pour la Macronie», alors que «le pays traverse une épidémie inquiétante, celle du coronavirus avec un premier patient décédé il y a quelques jours».

– Dans le milieu hospitalier, le président du collectif Inter-Urgences, Hugo Huon, à l’AFP : «C’est une belle forme de mépris d’avoir le culot de quitter le ministère alors que, après 11 mois, tout reste à faire à l’hôpital. (…) Ça montre qu’elle aura préféré choisir depuis le début sa carrière politique à la santé des malades et c’est probablement pour cela qu’elle n’a pas appuyé assez fort ses dossiers».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*