L’UFC-Que Choisir dénonce une «flambée des tarifs» des complémentaires santé


Les tarifs des complémentaires santé sont en hausse «massive» en 2020, affirme mercredi l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, qui pointe «une inflation médiane de 5%» et réclame la mise en oeuvre «au plus tôt» de la résiliation «à tout moment» des contrats.

Pour parvenir à ces résultats, l’UFC Que Choisir a pu consulter plus de 500 contrats émanant de 86 organismes de complémentaires santé différents. Alors que les professionnels estimaient la hausse des prix à 3%, l’inflation annuel médiane est estimée à 5% et «dépasse même 150 € pour 20 % des contrats étudiés !» alerte l’association de consommateurs.

Des écarts béants entre les professionnels

Cette «flambée des tarifs» s’accompagne d’«écarts très marqués», indique dans un communiqué l’UFC-Que Choisir. La tendance est d’autant plus marquée pour les assurés de Swiss Lige (+12%), d’Apicil (+10,7%) ou de Malakoff Médéric (+8,2%). En revanche, l’augmentation est plus modérée pour d’autres organismes, comme la MACIF (+2,7%) ou la Mutuelle Générale (+3,2%).

Inflation médiane des prix dans les organismes de complémentaire santé Figaro

Une situation déplorée par l’UCF que chosir. Selon l’association, «les écarts de pratique entre professionnels sont béants» alors même «que tous les organismes complémentaires connaissent le même environnement». Une situation qui coïncide avec l’entrée en vigueur depuis le 1er janvier du «100% Santé» pour l’optique et certains soins dentaires, désormais mieux remboursés. Le gouvernement assure cependant depuis longtemps que sa réforme doit être sans effet sur les tarifs des complémentaires.

Quoi qu’il en soit, cette «inflation galopante» justifie pour l’UFC-Que Choisir d’anticiper la résiliation «à tout moment» des contrats, prévue au plus tard pour le 1er décembre. Cette disposition «obtenue de haute lutte» l’an dernier au Parlement, et censée tirer les prix à la baisse en favorisant la concurrence, doit être appliquée «sans attendre», estime l’association, qui demande à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, «de publier au plus tôt le décret» correspondant.

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