«Une prise de risque pour sortir de l’impasse»


CONTRE-POINT – La désormais ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn a dû quitter le gouvernement pour faire campagne. À circonstance particulière, règle particulière…qui l’expose à une double peine: la certitude de ne plus être ministre sans la certitude de devenir maire.

L’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn, le 8 février 2020.
L’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn, le 8 février 2020. Thibault Camus/AP

L’urgence a eu raison de ses hésitations. Après la sidération face au détestable procédé dont Benjamin Griveaux a été la victime, toute heure perdue menaçait d’être fatale. Emmanuel Macron, qui avait échoué à débrancher Cédric Villani, a cette fois réussi à convaincre sa ministre. Au moins cette bataille de la réactivité a-t-elle été gagnée. Ce sera loin d’être suffisant pour garantir une victoire dans la capitale.

Car l’enjeu n’est pas uniquement de compenser une opération de déstabilisation personnelle ; il est de rattraper une sortie de route politique qui avait précédé cette déflagration. «Il faut empêcher le match Hidalgo-Dati dont les Parisiens ne veulent pas», assurait à la mi-journée Gilles Le Gendre, patron des députés LREM, au «Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI». Si les circonstances du renoncement de Benjamin Griveaux n’étaient pas aussi navrantes et blessantes, l’argument ferait sourire. Car la dénonciation d’un duel imposé est un argument de challenger espérant créer la surprise.

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