“On veut des actes concrets”, réclame le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez

Philippe Martinez demande notamment l’augmentation du SMIC et “ne voit pas pourquoi certains retourneraient bosser sans respecter les barrières de protection” dès le 11 mai.

Au lendemain de l’allocution d’Emmanuel Macron expliquant les conditions d’un déconfinement progressif de la France à partir du 11 mai, Philippe Martinez a insisté mardi 14 avril sur ce qu’attend la CGT : “On veut des actes concrets, car les paroles peuvent s’envoler”. Le secrétaire général de la CGT demande notamment “rapidement l’augmentation du Smic”.

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“Il y a des gens mal payés dans ce pays (…), la CGT demande rapidement l’augmentation du Smic”, a demandé le leader syndical. La CGT demande des mesures concrètes pour les précaires : “Il va falloir prolonger la période des allocations pour les privés d’emploi, et ne pas mettre en place la réforme de l’allocation chômage, je pense aux intermittents du spectacle”, a développé Philippe Martinez, faisant référence aux annulations de festivals en cascade. “Cette prime pour les plus démunis, il faut qu’elle vienne rapidement. Il faut des actes”, a-t-il martelé.  

La réforme de l’allocation chômage, tout comme celle des retraites, pourraient être abandonnées, ont laissé entendre ces derniers jours certains membres de la majorité. “Tout ce qui vient renforcer le modèle social français, tant décrié par Monsieur Macron et sa majorité” sera bon à prendre, selon Philippe Martinez. “C’est ce modèle social qu’il faut renforcer, et non pas casser comme cela a été le cas depuis trois ans”, dénonce le syndicaliste.

La reprise progressive de certains pans de l’économie, dès le 11 mai, semble prématurée pour le secrétaire général de la CGT. “La meilleure solution, et tous les scientifiques et les médecins le disent, c’est rester chez soi. Il faut que tous ceux dont les activités ne sont pas essentielles, que tout le monde reste chez soi. Je ne vois pas pourquoi certains retourneraient bosser sans respecter les barrières de protection”, a ajouté le secrétaire général de la CGT. 

Quand le temps sera venu, on reprendra le boulot, mais pas la peur au ventre.Philippe Martinez, secrétaire général de la CGTà franceinfo

“Pourquoi il serait trop tard ?, demande Philippe Martinez. Pourquoi on ferait des voitures alors que, évidemment, personne n’a envie d’aller acheter une voiture ? Le temps viendra où on sera protégés pour aller bosser”. 

La question du “travailler plus”, distillée par le Medef, a fait bondir le leader de la CGT, tout comme Laurent Berger, son homologue de la CFDT. “On n’est pas en vacances, les gens sont confinés chez eux, fait remarquer Philippe Martinez. Le moment venu, on retournera bosser, mais on bosse déjà beaucoup. Il faudra peut-être demander à ceux qui ont beaucoup d’argent, les banques, les assurances de faire ces mêmes efforts de solidarité pour aider à relancer la machine économique, et par exemple payer à 100% ceux qui sont au chômage partiel. Le Medef demande toujours des efforts aux mêmes personnes mais jamais à eux. C’est ça qu’il faut corriger”. 

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