les Japonais refroidis par une longue série d’épreuves


RÉCIT – Limités dans leurs déplacements, interdits de stade, les Japonais seront absents de leurs propres jeux.

«Ces jeux sont maudits»: Taro Aso, indéboulonnable ministre des Finances, a le chic pour dérider ses concitoyens avec des formules à l’emporte-pièce. «C’est la malédiction des quarante ans. 1940, c’était la guerre et les Jeux de Tokyo ont été annulés. 1980, c’était Moscou et les Américains ne sont pas venus. Et maintenant il y a 2020…»

Cette fois il a frappé juste, tant les avanies ont plu sur l’édition japonaise qui commence ce vendredi. Au point de refroidir les hôtes, qui abordent encore ces Jeux olympiques, au fond, pour ce qu’ils sont: une série d’épreuves.

En 2013, lorsque le premier ministre de l’époque, Shinzo Abe, décroche l’organisation des Jeux, le pays est pris d’un enthousiasme prudent. Il se remet à peine de l’effroyable triple catastrophe de Fukushima (un typhon, un séisme et un accident nucléaire). «Tokyo 2020» lui procure une ligne d’horizon, jusqu’à laquelle il pourra panser ses plaies et offrir au monde le spectacle d’une nation ultramoderne. Taxis volants, navettes à hydrogène,

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