après vingt mois d’absence, retour convaincant pour Papadakis et Cizeron


Les Français ont brillé pour leur retour en compétition à Épinal. De (très) bon augure à quatre mois des Jeux olympiques de Pékin.

Après vingt mois sans compétition, les quadruples champions du monde de danse sur glace Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, en quête d’or olympique dans quatre mois à Pékin (4-20 février), ont brillé avec leur danse rythmique au Masters, traditionnel rendez-vous national de début de saison, vendredi à Épinal. Sur le thème imposé des danses urbaines, Papadakis et Cizeron, 26 ans tous les deux, ont été crédités de 93,79 points pour leur création autour du waacking, mouvement né dans la communauté gay de Los Angeles dans les années 1970. Un score très élevé, à comparer par exemple aux 89,80 points récoltés avec leur danse rythmique patinée en 2019 au même Masters, mais pas pris en compte au niveau international. «C’était super chouette. J’ai senti quand je patinais que j’avais eu hâte d’être là, de faire de la compétition à nouveau, apprécie Papadakis. Ce qu’il y avait en plus, c’est une certaine gratitude que tout ait recommencé. Je prenais moins pour acquis le fait d’être là, d’avoir du public.» «On est vraiment juste content de patiner, de faire ce qu’on aime», complète Cizeron. «Moi qui ne suis pas vraiment sujet à l’émotion, ça m’a vraiment fait plaisir de les voir à la fin savourer le moment de leur retour», sourit leur entraîneur Romain Haguenauer.

Avant ce vendredi soir, les vice-champions olympiques 2018, quadruples champions du monde (2015, 2016, 2018 et 2019) et quintuples champions d’Europe (2015-2019) restaient sur plus de 600 jours sans patiner en compétition. Leur dernière sortie remontait aux Championnats d’Europe 2020, en janvier à Graz (Autriche) : les deux danseurs s’y étaient inclinés pour la première fois depuis les JO-2018, devancés par les Russes Victoria Sinitsina et Nikita Katsalapov, devenus depuis champions du monde en leur absence, en mars dernier. «Ils ont fait une très belle performance, je les ai trouvés confiants, sereins, stables, a estimé Haguenauer. C’est une très bonne base pour une montée en puissance jusqu’au mois de février et mars.» «On est là où on veut être à ce moment de la saison», résume Cizeron. Papadakis et Cizeron étrenneront samedi soir leur danse libre montée sur l’Elégie de Gabriel Fauré jouée au violoncelle et au piano. Avant de retrouver la concurrence internationale dès le week-end suivant en Finlande dans une compétition du circuit secondaire, puis de replonger en novembre dans le grand bain du Grand Prix, pour eux à Turin et Grenoble.

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