La victime d’un ancien recruteur français brise le silence sur son agression sexuelle


Un jeune homme de 23 ans est revenu sur son agression sexuelle commise par celui qui était son recruteur lorsqu’il n’avait que 11 ans.

Pendant près de 15 ans, ce jeune footballeur a gardé pour lui ce lourd fardeau. Appelé «Guillaume» par RMC Sport pour ne pas dévoiler son identité, l’homme de 25 ans est pour la première fois revenu sur l’agression sexuelle qu’il a subie lorsqu’il n’avait que 11 ans.

L’histoire se déroule entre Auxerre et la région parisienne. À l’époque, Guillaume sillonne les routes de France aux côtés de son futur agresseur, «Ahmed G.» un recruteur qui lui promet de lui ouvrir les portes d’un centre de formation d’un club français. «Pendant les deux semaines à Auxerre, il était très proche de moi, il me faisait des câlins et des bisous. C’était un peu comme mon père, il pouvait m’acheter ce que je voulais comme des confiseries et des crampons.» raconte à RMC Sport Guillaume qui ne se doute de rien.

Seulement, au moment de rentrer sur Paris, le recruteur fait comprendre au petit garçon qu’ils vont devoir passer la nuit dans un hôtel car il se fait tard. «Il m’a demandé de rester à l’extérieur de l’hôtel. À son retour, il me dit qu’il n’y a qu’une chambre de libre avec un lit deux places. À ce moment-là, je ne me doute de rien et j’accepte. Lorsque je vais me coucher, c’est là que ça commence» raconte Guillaume qui décrit la scène de son agression : «Il est monté sur moi, il se frottait contre moi. J’étais sur le dos et pendant cette scène, il disait des phrases comme ‘Ne t’inquiète pas, tu es super fort, tu vas signer à Auxerre et je vais t’emmener à Nantes. Tes parents auront des grosses primes‘. Pendant ce temps, il m’embrasse, cet acte va durer 30 secondes.»

Si ce soir-là jeune homme parvient à repousser son agresseur, il n’en parlera pas à ses parents et attendra 13 ans pour se libérer de ce poids. Après plusieurs années d’enquête, 9 autres joueurs témoignent de fait similaires devant la justice. Aujourd’hui «Ahmed G.» purge une peine de 18 ans de prison, il est accusé de «viols et agressions sexuelles par personne ayant autorité sur mineurs de moins de 15 ans, propositions sexuelles par voie électronique» et «corruption de mineurs».

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