«Montpellier a tellement galéré qu’on savoure chaque instant», raconte Paillaugue

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L’emblématique demi de mêlée, qui quittera le MHR après la finale contre Castres, revient sur les déboires récents qui ont permis au club de se ressouder et de mieux rebondir.

Comment vivez-vous cette victoire contre l’UBB et cette finale à venir contre Castres ?
Benoît Paillaugue : Cela a été compliqué pour beaucoup de choses. Je me suis blessé, j’étais en fin de contrat, je vais quitter le club. On sait l’importance que j’ai pour ce club de Montpellier. Me retrouver là… Je n’ai pas de mots parce que j’ai passé une saison de merde ! Me faire les croisés à 34 ans, ça a été dur. Et jouer les phases finales comme titulaire… En 2011, j’étais remplaçant, on perd la finale (contre Toulouse) je prends un carton jaune. En 2018, je m’étais fait les croisés, je n’avais pas joué. Là, je vais certainement démarrer une finale.

Vous allez disputer votre dernier match avec le MHR à l’occasion de la finale…
Je savoure chaque moment, chaque minute que je passe au club, les allers-retours vers ma maison, que j’ai faits pendant 13 ans. Je n’avais qu’une seule peur aujourd’hui (samedi) c’était de me dire que c’était peut-être mon dernier match. Et là je sais que mon dernier ce sera la finale. La dernière fois que je porterai ce maillot-là. Ce maillot peut avoir une symbolique de fou ! Bien accroché à la maison. On va très bien se préparer. On repartira au boulot lundi. On va jouer contre Castres… Pfff… Quatre finales en neuf ans. Il n’y aura rien à dire, ils ont encore fait un match de fou contre Toulouse. C’est une équipe qui ne lâche pas, un peu comme nous aujourd’hui. Avec des valeurs, beaucoup de solidarité et on verra bien…

Avant le match, on a entendu les mots forts de Guilhem Guirado. Là on vous entend, on a l’impression qu’il y a un supplément d’âme cette année…
Cette année, mais l’année dernière aussi. On fait une saison compliquée, on ne s’est jamais lâchés en remportant ce titre en Challenge Cup. Cette saison-là nous a aidés pour cette année. On ne s’est jamais trahi quand c’était dur, on ne s’est pas tiré dans les pattes, on a essayé de trouver des solutions. Comme quoi dans le sport, tout peut aller très très vite. On jouait le maintient contre Bayonne lors de la dernière journée et là on joue une finale de Top 14, c’est fou ! (Sourire) Complètement fou. Vous auriez dû voir le vestiaire, c’était des gamins. Même moi à 34 ans, même Guilhem à 36 ans… On avait aussi envie de gagner pour les mecs qui ne jouaient pas. Je pense beaucoup à Fufu (Ouedraogo), avec 18 ans au club, personne d’autre ne méritait de jouer ce match-là. Des fois, le sport est injuste. Mais on va l’emmener en finale et j’espère qu’il va la jouer.

Il faut rester humbles, mais on a la chance de pouvoir marquer l’histoire du club. Être à jamais le premier à avoir ramené un titre de champion de France

Benoît Paillaugue

Que pouvez-vous nous dire de Gela Aprasidze, qui vous a remplacé et qui a réussi deux coups de pied incroyables…
Hier (vendredi), durant l’entraînement du capitaine, on a vu que le terrain était beaucoup plus petit que chez nous. Il n’a fait que taper des 50 m ou des 40 m adverses, il a fait 8 sur 8. On lui dit : «Poulet, si tu en as à tenter demain, tu prends, t’as le feu vert !» Et il fait un 2 sur 2. Il nous fait gagner, c’est bien pour tout le groupe, tous les gars sont impliqués. On ne se tire pas dans les pattes, on veut tous le même but. On a tellement galéré qu’on veut savourer chaque instant. Il faut rester humbles, mais on a la chance de pouvoir marquer l’histoire du club. Être à jamais le premier à avoir ramené un titre de champion de France. Ça motive.

Avec des joueurs du cru, on le souligne assez peu…
Oui, il faut le dire, avec des joueurs qui ont été formés au club. Et voilà…

Cette finale sera marquée par les adieux d’Ouedraogo mais aussi ceux de Guirado…
Ils ont fait beaucoup de choses pour le rugby français, pour le club. C’est une belle qu’ils finissent sur une finale, mais ce serait encore plus beau qu’ils finissent sur un titre.

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