« On a su tenir tête à la Tunisie, mais… »


Présent à Croissy-sur-Seine pour l’amical entre la Tunisie et les Comores (1-0), Football365 Afrique s’est entretenu avec Yacine Bourhane, le milieu de terrain des Cœlacanthes.

Yacine, vous avez rayonné dans le milieu à trois des Comores. Votre schéma tactique était-il calqué sur celui de la Tunisie ?
Pas du tout. Ce sont des principes de jeu que l’on travaille continuellement. On ne s’est pas calqués sur un quelconque adversaire. On a l’habitude de jouer ensemble. Ce n’est pas la première fois que je joue avec ces deux joueurs-là (Bachirou et Mchangama, ndlr) au milieu. Je me suis bien senti physiquement, on était bien en place, il y avait quelques trucs à régler pendant le match, mais on a su le faire.

Vous avez changé de club deux fois dans l’année écoulée après votre départ de Niort, pour Go Ahead Eagles aux Pays-Bas puis Esbjerg au Danemark. Comment digérez-vous cela et comment vous sentez-vous après ces transferts ?
Au premier abord, ce n’est pas facile de changer de pays une première fois, apprendre une nouvelle culture, le refaire dans un autre pays ensuite. Dans ce métier, on a l’habitude de l’adaptation rapide, mais je ne vais pas dire que c’était facile dès le début. Enfin, au bout de quelques mois, on s’habitue et ça se passe bien.

Vous avez tenu en respect une équipe qualifiée pour la prochaine Coupe du monde. Cela vous donne-t-il de l’espoir pour la suite ?
On n’est pas surpris. On a déjà joué des grandes nations, ce n’est pas la première fois qu’on arrive à tenir tête à l’une d’elles. On savait qu’il n’y aurait pas un monde d’écart entre eux et nous. On était conscients qu’il allait y avoir de la qualité en face. C’était un bon match. On a su tenir tête tout le long, mais au final je pense que c’est le meilleur qui gagne.

Qu’avez-vous ressenti en rejouant en France, qui vous manque peut-être ?
Qui me manque, je ne sais pas (rires). Mais ça fait plaisir de revenir ici, retrouver les frères, jouer pour la sélection. Rien que cela, ça fait plaisir, que ce soit en France ou ailleurs.

Je vous ai vu très entouré après le coup de sifflet final. Jouer devant des amis, des connaissances, cela fait chaud au cœur ?
Oui, ça fait du bien de se savoir soutenu, de savoir que des gens ont fait le déplacement pour venir te voir. Et les voir à la fin du match alors que tu ne les vois pas souvent le reste de l’année, ça fait toujours plaisir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

*