Gérald Darmanin juge qu’il est trop tôt pour dire si l’armée sera sollicitée pour la sécurité


Gérald Darmanin. BERTRAND GUAY / AFP

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, ne peut pas dire s’il sera nécessaire de recourir en appoint à l’armée pour sécuriser les JO de Paris et a pointé dans la nuit de mardi à mercredi au Sénat «le problème important» de l’hébergement de l’ensemble des forces de sécurité.

Interpellé par le sénateur centriste Laurent Lafon sur le fait de savoir «quand le scénario du recours à l’armée sera officiellement annoncé» pour supplanter une insuffisance d’agents de sécurité privée, hypothèse qui circule largement en coulisses depuis plusieurs semaines, M. Darmanin a expliqué qu’il faudrait attendre «février ou mars» pour en savoir plus : «Si à la fin des fins des fins des fins, il manque un certain nombre de personnes, nous regarderons ce que nous pourrons faire. Mais nous pensons qu’un grand pays comme la France est capable de répondre à cet enjeu de sécurité privée», a-t-il assuré.

«Au début du mois prochain on en saura plus» car le comité d’organisation des JO (Cojo) va commencer «à dépouiller» les appels d’offres lancés auprès des entreprises. Sur les 22.000 agents nécessaires pour sécuriser les sites de compétition, responsabilité du Cojo, «on en a 11.000 à 12.000 qui répondent aux critères, on a bien avancé». «Il y a aussi le prix que va mettre le Cojo», a-t-il encore dit.

À VOIR AUSSI – Jeux olympiques 2024: «30 000 policiers et gendarmes par jour» pour assurer la sécurité

Le Cojo étudie un appel d’offre

Interrogé sur ce sujet à l’occasion d’une conférence de presse mercredi au comité d’organisation des JO, le directeur général du Cojo Étienne Thobois a précisé qu’ils étaient en train de «décortiquer les réponses» du premier appel d’offres (qui porte sur 37% des lots) et de les «partager avec les pouvoirs publics». Il a précisé que «certaines grandes entreprises n’avaient pas répondu». Une deuxième vague a été lancée, et une troisième le sera ensuite.

Devant un scénario de pénurie, la Cour des comptes a récemment rappelé que c’est au Cojo de payer l’État si l’armée venait à être mobilisée. Interrogé sur le fait de savoir si cette hypothèse était prévue au budget, Étienne Thobois a répondu «oui».

Où loger les agents de sécurité ?

La répartition des forces de police de sécurité publiques et privées a fait l’objet de la signature d’un protocole de sécurité entre l’État et le Cojo, document qui est en cours de réactualisation. Une annexe est prévue pour la question spécifique de la cérémonie d’ouverture sur la Seine.

Par ailleurs, il «va falloir que nous hébergions à Paris et dans sa proche banlieue 35 à 40.000 policiers et gendarmes et quelques milliers d’agents de sécurité privée qui ne seraient pas Parisiens», a-t-il aussi ajouté. La question «où est ce qu’on les logent» est un «premier problème très important sur lequel nous travaillons».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

*