l’Olympique Lyonnais appréhende le retour devant ses supporters

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À la peine en Ligue 1, Lyon retrouve ses bouillants supporters face à Brest mercredi (21h00) lors de la 21e journée et redoute une nouvelle contestation à Décines-Charpieu après l’insurrection qui a suivi la défaite à domicile contre Strasbourg (2-1) mi-janvier.

Une frange de supporters ultras avait attaqué le bus des joueurs dès son arrivée dans l’enceinte, ce qui n’avait probablement pas facilité les performances de l’OL. Après la fin de la rencontre, des membres des kops avaient tenté de pénétrer sur le terrain avant d’investir la voie d’accès aux vestiaires. Ils avaient été contenus puis dispersés par les forces de l’ordre.

L’atmosphère irrespirable avait même contraint l’entraîneur Laurent Blanc à tenir sa conférence de presse en bord de terrain et non dans l’auditorium prévu à cet effet, dans une ambiance surréaliste.

Des joueurs toujours ciblés

Plusieurs joueurs étaient pris pour cibles depuis plusieurs semaines, à l’image de Karl Toko Ekambi, exfiltré depuis par le biais d’un prêt à Rennes, ou encore de joueurs en fin de contrat et plus du tout concernés par le projet comme Moussa Dembélé et Houssem Aouar, qui restent dans le collimateur des ultras. Laurent Blanc a lui-même fustigé, dimanche à Ajaccio, l’attitude de certains, sans les nommer. «Il faut être pro et certains sont plus pros que d’autres», a-t-il lâché après le match.

De son côté, le président Jean-Michel Aulas est monté au créneau pour défendre le directeur du football Vincent Ponsot et le directeur du recrutement Bruno Cheyrou, très critiqués. «Les kops peuvent avoir un avis sur les joueurs. C’est leur droit. Mais quand ils attaquent des dirigeants qui sont exemplaires… C’est moi qu’ils attaquent», a pesté le dirigeant (73 ans), resté en poste malgré la prise de contrôle du magnat américain John Textor, nouveau propriétaire de l’OL.

«On va travailler avec John sur un certain nombre d’initiatives rapides sur le mercato. Mais qu’on laisse tranquilles Vincent Ponsot et Bruno Cheyrou», a tonné Aulas, qui a bâti l’OL moderne. Celui-ci doit toutefois faire face aujourd’hui à une vague d’impopularité, notamment sur les réseaux sociaux. De leur côté, les cadres des groupes ultras ont de plus en plus de mal à contenir une base de membres très jeunes, dont certains n’étaient pas nés au moment du premier des sept titres de champions en 2002.

Depuis la défaite contre Strasbourg, l’OL s’est qualifié en Coupe de France contre Chambéry (N3, 5e div.) et a gagné à Ajaccio (2-0) tout en modifiant déjà son effectif avec des départs et une arrivée. Outre le départ de Toko Ekambi, ceux du Brésilien Tetê à Leicester et de Jeff Reine-Adelaïde à Troyes ont été enregistrés. À l’inverse, l’attaquant suédois Amin Sarr a été recruté.

Aulas contre Juninho

Mais l’OL appréhende aussi le retour dans son stade dans un contexte de passe d’armes, par médias interposés, entre Jean-Michel Aulas et l’ancienne idole des supporters, Juninho, dont le passage en tant que directeur sportif du club n’a pas été une réussite (juin 2019-décembre 2021). À son actif, «Juni» a réussi les recrutements des Brésiliens Bruno Guimaraes et Lucas Paqueta, acquis chacun pour 20 millions d’euros et transférés pour plus du double (85 millions d’euros). Mais sa fin de mandat, dans une atmosphère viciée, a laissé des traces.

Il est aujourd’hui consultant pour RMC où il donne parfois son avis, négatif, sur l’OL. Les deux hommes se renvoient la responsabilité des difficultés actuelles du club qui se sont, en réalité, aggravées à partir du moment où le départ de l’entraîneur Bruno Genesio a été acté le 2 avril 2019 après une défaite à domicile contre Rennes en demi-finale de la Coupe de France – déjà dans une ambiance délétère.

Les ultras pourraient profiter de l’anniversaire du meilleur joueur de l’histoire de l’Olympique lyonnais (48 ans, le 30 janvier) pour manifester de nouveau leur colère face au déclassement du club, qui vit une nouvelle saison compliquée, très loin de ses standards des années 2000.

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