«Je ne prends pas l’argent des gens qui tuent», le basketteur Thomas Heurtel justifie son exil en Russie

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Thomas Heurtel avec l’équipe de France de basket en 2022. JB Autissier

Dans un entretien à L’Équipe, le désormais ex-international a justifié son choix de signer un contrat très rémunérateur avec le Zénith Saint-Pétersbourg même si cela le prive de sélection.

À 33 ans et avec 99 sélections au compteur, Thomas Heurtel fait aujourd’hui les beaux jours du club russe du Zénith Saint-Pétersbourg en Russie. Le meneur s’est engagé l’automne dernier pour une saison avec une année optionnelle. Un choix qui l’a poussé à violer la charte de la Fédération française de basket (FFBB) stipulant que tout joueur évoluant avec un club russe ou biélorusse ne pouvait plus prétendre à porter le maillot de l’équipe de France. Désormais en marge de la sélection nationale, Heurtel s’est confié sur son choix dicté par l’appât du gain, il ne s’en cache pas.

Dans un entretien accordé à L’Équipe, il explique pourquoi il n’a pas respecté la charte de la fédération qu’il avait signée. «C’était la meilleure situation pour moi et ma famille. À la fois financièrement mais aussi en termes de projet de jeu. Le coach et le club me donnaient les clefs de l’équipe, je savais que j’allais beaucoup jouer. Reprendre du plaisir sur le terrain après une année difficile à Madrid. Et c’était ce que je voulais», a confié l’ancien joueur du FC Barcelone mais aussi du Real Madrid, deux poids lourds du basket européen.

Conscient de sa situation délicate, Heurtel n’a toutefois pas définitivement renoncé aux Bleus avec qui il avait disputé le dernier Euro. «L’Euro s’était bien passé malgré la défaite en finale. Donc c’est dommage mais on va voir ce qui va se passer. Si je reviens ou pas», ajoute-t-il, détaillant au passage vouloir «engranger un maximum pour le futur», même si son avenir avec l’équipe de France semble pour le moment bouché : «C’est sûr que ça m’emmerde de ne pas être en équipe de France. (…) Cette situation me rend triste. Et me faire critiquer tous les jours par des gens qui ne connaissent pas forcément la situation, ce n’est pas agréable


Mais si on prend cette logique on ne peut pas jouer en Chine, ni en Israël

Heurtel assume ses choix mais accepte difficilement qu’on lui reproche d’évoluer dans un pays qui a agressé son voisin en février 2022. «Mais si on prend cette logique on ne peut pas jouer en Chine, ni en Israël. Donc si on prend cette logique-là, on l’applique à tout le monde, pas qu’à moi», se défend le colosse d’1m98 et 90 kg qui ne cautionne d’ailleurs pas l’agression de l’Ukraine. «OK, ils font ça. Mais cela ne veut pas dire que je cautionne ce qu’ils font. Ici, je ne connais personne qui est pour cette guerre.»

«Mais je ne prends pas l’argent des gens qui tuent…», tente de résumer l’Héraultais de naissance, interrogé dans la foulée sur la situation de son club, propriété de Gazprom, une compagnie d’État russe qui finance indirectement la guerre. Le joueur rétorque : «Cela ne marche pas comme ça. Désolé de vous dire cela mais c’est ce que les tocards pensent. Toutes ces personnes qui n’ont pas la possibilité d’être à ma place, de gagner ce que je gagne. C’est bien beau de dire sur les réseaux sociaux, à la télé : « À sa place je ne serais pas venu en Russie. Il faut penser aux enfants, aux gens qui meurent… «  C’est de l’hypocrisie, les gens ne se mettent pas à la place des autres.»


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