Portés par Mbappé, les Bleus s’offrent un récital !

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En s’imposant face aux Pays-Bas ce vendredi soir (4-0), l’équipe de France a parfaitement négocié son premier match de qualifications pour l’Euro 2024.

Il flottait un parfum de rentrée, dans l’air de Saint-Denis, trois mois après l’émotion d’une finale dantesque contre l’Argentine à l’autre bout de la planète. Il y a cinq ans, les Bleus avaient fêté leur titre de champion du monde en s’imposant au Stade de France contre les Pays-Bas, lors d’une cérémonie émouvante où les héros du Mondial russe avaient cassé la démarche pour soulever le plus beau des trophées. Il n’y avait pas de sacre à célébrer, cette fois-ci, mais c’est encore les Pays-Bas qui se dressait sur leur route, à l’heure des retrouvailles.

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Pas d’euphorie, non plus, mais encore des héros à fêter. Ceux du présent, incarnés par Kylian Mbappé, nouveau chef de file d’une bande d’élèves appliqués et bien élevés. Et ceux d’un passé récent, aussi – les Lloris, Varane, Matuidi et Mandanda, ovationnés par le public lors d’un hommage organisé par la FFF. Une photographie sur laquelle Karim Benzema n’apparaissait pas, malheureusement, suite à son différend avec Deschamps. On l’aura compris : un nouveau chapitre s’est ouvert dans le grand livre des Bleus.

Mbappé – Griezmann, connexion haut débit

Une fois ces images rangées dans la boîte à souvenirs, il y avait un match à jouer. Bien qu’amoindris suite aux forfaits de cinq joueurs victimes d’une intoxication alimentaire – et non des moindres (Cody Gakpo, Matthijs de Ligt, Sven Botman, Joey Veerman et Bart Verbruggen manquaient à l’appel) – les Pays-Bas restent une nation majeure du continent. Et Deschamps n’a certainement pas oublié comment le plan de Koeman avait surclassé ses Bleus il y a quelques années, lors du précédent passage du technicien sur le banc des Oranje.

Alors qu’un vent de révolte souffle fort sur le pays, l’équipe de France, elle, attendra pour sa révolution. Tout juste s’inscrit-elle dans une évolution naturelle. Avec le même système – le 4-3-3 classique utilisé au Qatar. La même animation. Et presque les mêmes hommes. La nouveauté au coup d’envoi se nommait Randal Kolo Muani, dont les entrées ont suffisamment imprimé la rétine, au détriment d’Olivier Giroud pour épauler Kylian Mbappé dans une ligne d’attaque placée sous le signe de la vitesse. Les autres changements coulaient de source. Konaté était aligné à la place de Varane et Maignan dans les buts pour succéder à Lloris.

L’équipe de France a encore prouvé qu’elle n’avait pas besoin d’avoir le ballon dans des proportions écrasantes pour exprimer toute sa force. En fait, elle a presque réglé l’affaire en une mi-temps, après une entame de match frisant la perfection. Comme un symbole, les propos du capitaine Mbappé appelant Griezmann à marcher main dans la main pour faire régner les Bleus ont pris tout leur sens lorsque le Parisien a servi le Madrilène sur un plateau pour le but du 1-0 (2e).

Il y avait une connexion de haut débit entre ces deux-là. Une connivence qui a laissé planer une menace tout en laissant de la place aux autres. Randal Kolo Muani a brillé par son jeu de fixation et ses appels, Kingsley Coman a tordu des reins, aussi, et Théo Hernandez s’est offert quelques montées ravageuses. Mais c’était un soir où Antoine Griezmann devait estomper sa déception pour (re)voir la vie en rose. Le coup-franc rentrant du Mâconnais a été bonifié par Dayot Upamecano, buteur opportuniste (2-0, 8e).

Mention très bien pour une rentrée réussie

Quid de Mbappé dans ce festival ? Déjà passeur sur le premier but, le prodige de Bondy se devait de trouver le chemin des filets, parce que les France – Pays-Bas sont souvent des baptêmes heureux pour lui. Comme en 2017 pour son premier but, le numéro 10 a marqué pour sa première en tant que capitaine, sur un modèle d’appel plein axe déclenchant une ouverture de Tchouaméni avant une finition clinique (3-0, 21e). Alerte, altruiste, serein, le leader technique des Bleus n’a pas surjoué. Il a tout bien fait, entraînant dans son sillage une bande déjà soudée par son vécu commun.

Dans cette configuration, le second acte s’apparentait à une formalité. Comme souvent, Mbappé a déclenché les bourdonnements du public sur ses gestes, ses crochets, ses fulgurances. Et les Bleus, à son service, sont restés sérieux jusqu’au bout, bien qu’ils aient peiné à avoir un peu plus de contrôle dans la conservation du ballon, laissant un peu trop manœuvrer ces pâles Oranje.

Ils ont toutefois fini par saler l’addition sur un contre meurtrier. Après une série de feintes, Kylian Mbappé a fait exploser le Stade de France une dernière fois d’un tir croisé dans le soupirail (4-0, 88e). Il faut tout de même mesurer l’altitude atteinte par ce joueur, qui a inscrit 11 buts sur ses 6 dernières sélections, entamant 2023 par un doublé après avoir conclu 2022 par un triplé. Et puis on notera enfin que le solide Mike Maignan a brillé à l’autre bout du pré, faisant parler ses talents de volleyeur sur un coup-franc de Memphis (58e) avant d’écœurer l’ancien Lyonnais sur un peno de dernière minute (90e+4). Qu’on se le dise, cette équipe de France est la seconde nation mondiale. Avec son nouveau phare, elle en a bien l’allure. Mention très bien pour une rentrée réussie.

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