à l’abri aux Açores, Caudrelier dévoile les (gros) dégâts sur son trimaran


Les dégâts sur le bras avant tribord d’Edmond de Rothschild.
Team Gitana

Le leader du tour du monde à l’abri aux Açores attend toujours une fenêtre météo favorable pour rejoindre l’arrivée à Brest. Le marin a aussi dévoilé l’entendue des dégâts sur son bateau au niveau du bras avant tribord.

L’attente. Interminable. À l’abri aux Açores, sous le vent de l’île de Faial à Horta (Portugal) pour laisser passer une grosse dépression dans le golfe de Gascogne, le skipper d’Edmond de Rothschild prend son mal en patience en attendant une fenêtre météo favorable pour reprendre la mer et filer vers Brest. Environ 35 heures (à 1189 milles de l’arrivée) de navigation pour enfin toucher au but après avoir passé une quarante-cinquième nuit sur son bateau.

Son équipe l’a dit et répété, Caudrelier ne doit surtout pas tenter le diable en s’aventurant dans une zone où les vents soufflent à plus de 50 nœuds avec une mer de 8 à 9 mètres. Une décision pleine de sagesse, surtout lorsqu’on voit l’étendue des dégâts au niveau du bras avant tribord de son bateau fatigué.

Le marin a dévoilé mercredi les images de la casse survenue il y a une quarantaine de jours, lors du franchissement de la première grosse dépression du tour du monde quatre jours après avoir largué les amarres. Caudrelier s’était bien gardé, depuis, de ne rien dévoiler de cette mésaventure pour ne pas donner d’indications à la concurrence.

Sur une grande partie du bras avant tribord du bateau, on aperçoit le carénage est totalement arraché, suite à un violent impact de vague alors que les vents soufflaient à 45 nœuds avec quatre mètres de mer. «J’ai entendu un boum et le lendemain matin j’ai retrouvé dans mon filet des bouts de carbone. J’ai découpé ce qui restait pour nettoyer et poser une latte au milieu avec des stratifications pour renforcer ce panneau pour éviter qu’il se plie sous l’attaque des vagues», a confié le vainqueur de la Route du rhum 2022.

Caudrelier a encore de la marge et peut toujours se permettre de patienter à l’abri dans l’archipel de l’Atlantique nord. Jeudi matin, il disposait de 1902 milles d’avance sur son poursuivant, Thomas Coville qui a franchi l’équateur. Armel Le Cléac’h est à 2479 milles du leader avec Banque Populaire. Anthony Marchand (Actual Ultim, à 5376 milles) et Éric Péron (à 5588 milles) ferment la marche du classement. Les deux hommes ont passé le cap Horn et entamé la remontée de l’Atlantique. Pour eux, le chemin est encore très long.

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