«De la discrimination religieuse», Habib Beye dénonce une stigmatisation des Musulmans pratiquant le ramadan

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Habib Beye, l’entraîneur du Red Star.
JB Autissier / JB Autissier / Panoramic

Regrettant la «discrimination religieuse» envers les musulmans, l’entraîneur du Red Star Habib Beye plaide pour le respect de toutes les religions et des pratiques qui en découlent au sein du monde sportif.

Le Red Star a fait match nul (1-1) vendredi soir face à Nancy en National (3e division) vendredi soir. À l’issue de la rencontre, Habib Beye a été interrogé sur l’intrusion de la pratique religieuse dans le football avec le ramadan notamment. Même si la position de la Fédération française de football reste sans ambigüité sur le sujet avec la volonté intacte de ses dirigeants veiller au respect du principe de neutralité et faire en sorte que la religion «n’interfère pas sur le sportif », comme l’a répété au Figaro son président Philippe Diallo cette semaine, le débat ressurgit chaque année.

Sur ce point, Habib Beye ne partage pas du tout la position des instances du ballon rond, estimant que la pratique religieuse, qu’elle soit musulmane (avec le ramadan) ou chrétienne (avec le carême) ne perturbe en rien le bon déroulement des compétitions. «Ma position, elle est que je respecte vraiment la foi de mes joueurs, quelle qu’elle soit, à partir du moment où j’ai des joueurs qui sont de confession musulmane et qui font le ramadan – mais j’ai des joueurs aussi qui font le carême en ce moment, c’est 46 jours, donc c’est différent dans l’approche de cette religion. On se permet en tout cas d’accompagner nos joueurs dans leur foi, et personne ne le dit, mais ce qu’il faut comprendre, c’est qu’ne on voit que les inconvénients. Moi, je ne vois que les avantages : ça crée de la cohésion. ça crée aussi des discussions, ça crée aussi une solidarité que peut-être les gens ne voient pas sur un terrain de football», a expliqué le consultant de Canal+.

Au Red Star, ramadan et carême cohabitent

L’ancien défenseur de l’Olympique de Marseille va plus loin en dénonçant une politique de stigmatisation contre les Musulmans dans le football. «Ce que je vois aujourd’hui, ce que j’entends, ce que je lis, malheureusement, c’est très dur à lire, très dur à entendre pour moi. Parce que j’appelle ça de la discrimination religieuse et qu’on ne peut pas se comporter de cette façon. Parce que si on le fait sur une religion, il faut le faire sur toutes les religions. Et ça n’est pas le cas aujourd’hui», a insisté l’ex-défenseur avant de rappeler que dans son effectif de 26 joueurs, 19 sont concernés par le respect de la pratique religieuse (14 font le ramadan et 5 le carême).


On est en train de diviser alors qu’on devrait aujourd’hui unir

Habib Beye

«J’ai un respect immense pour mes joueurs qui justement sont dans leur foi parce que, ce qu’on ne se rend pas compte c’est qu’à ce moment-là, ils se retrouvent avec eux-mêmes, et que c’est une force supplémentaire pour eux. Je déteste ce débat qu’il y a autour de la religion parce qu’il ne devrait pas exister. Ça ne devrait être un problème pour aucun des entraîneurs qui entraînent des joueurs qui sont dans des fois multiples et je dis multiples parce qu’il n’y a pas que la religion musulmane aujourd’hui et qu’on stigmatise cette religion et qu’on est en train de mettre les gens dans des cases. On est en train de diviser alors qu’on devrait aujourd’hui unir, cette logique de religion et surtout de partage», a ajouté l’entraîneur du Red Star.

À VOIR AUSSI – Le dernier entraînement des Bleus avant d’affronter l’Allemagne à Lyon


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Philippe Diallo et la FFF inflexible sur le principe de neutralité dans le football

Alors que plusieurs pays européens ont instauré une pause fraîcheur pour s’adapter au ramadan, la Fédération française de football (FFF) s’oppose toujours à cet aménagement pour rompre le jeûne au cours des rencontres. Une position défendue par Philippe Diallo dans Le Figaro alors que les Bleus étaient rassemblés à Clairefontaine cette semaine pour préparer deux matches amicaux. «Vis-à-vis des sélections, j’ai réaffirmé que c’est dans ce cadre de neutralité que nos sélections fonctionnent concrètement, ça veut dire que nous ne modifions pas les conditions d’exercice de nos sélections pour des critères religieux. Ce message je l’ai passé à toutes les sélections et je souhaite qu’il soit respecté. Ce qui est le cas jusqu’à présent, avec ce principe, reconnu y compris par les autorités religieuses, qui consiste à dire que lorsque vous êtes en sélection nationale et en compétition, il est possible de décaler votre pratique. Donc il n’y a dans mon approche aucune stigmatisation de qui que ce soit, il y a un respect absolu des convictions de chacun. Mais quand on est en équipe de France, on doit respecter un cadre», a déclaré le patron de la «3F».

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